Royaume d'Aadleron
Royaume d'Aadleron

Résumé

Aadleron est une nation en plein essort, qui doit une grande partie de ses avancées technologiques aux guerres qu'elle a menée durant l'Histoire. Les thaumécaniciens aadleronnais sont les premiers à avoir su combiner les sciences occultes et techniques en créant des membres artificiels pour réparer les grands blessés de guerre, puis en construisant les warmecs, de puissants automates qui sèment la terreur sur les champs de bataille. Ces colosses de métal, mus par la vapeur et contrôlés par la magie, sont considérés comme les avatars de la Machine, la grande divinité qui régit le monde selon les prêtres du royaume.

En dehors de leur arrogance et de leur mégalomanie, les aadleronnais sont de bons vivants, aimant la bonne chaire et les plaisirs de la vie. Promptes à s'emporter, ils défendront toujours leur honneur, même au prix de leur vie.

Le pays compte nombres d'artisans de toutes sortes, qui se sont associés en diverses guildes afin de faire valoir leur droits auprès de l'état. Le roi Hans 12ème doit donc composé avec elles en permanence, et s'il n'avait pas pour lui la puissance de l'armée et l'appui de l'église de la Machine, se seraient les guildes qui dirigeraient le pays.

Propagande

Royaume de la conquête de la liberté, Aadleron est le parfait mariage entre les nouvelles technicités et l'ancien savoir thaumaturgique, entre le savoir-faire ancestral et l'essor créatif. Notre peuple a gagné ses lettres de noblesses à la sueur de son front, et chacun d'entre nous contribue à la grandeur de notre royaume.

En effet, chaque membre de notre beau pays est un rouage de la grande Machine, et personne n'y est laissé pour compte. Les nombreuses guildes d'artisans garantissent un travail stable et correctement rémunéré, dans une foule de domaines variés tel que la mécanique de précision, la métallurgie, la prothésologie et l'automatisation. Nos réalisations uniques au monde, que ce soient les automates farmecs ou les membres artificiels, sont la concrétisation d'une habileté hors norme à manier métaux et énergie thaumique. 

Aadleron est dans la course pour l'avenir, et sans doute la nation la plus à même de remporter la victoire. Nos armées sont les plus entraînées et les plus aguerries, et pour notre roi nous sommes prêts à affronter le monde !

Histoire d'Aadleron

Après la grande bataille qui mit fin à l’Empire Rodéen, les forces d’Aadleron replièrent leurs troupes dans leurs nouvelles frontières. Les militaires étaient devenus une force non négligeable et donc naturellement, ce fut eux qui prirent en charge la construction du pays. Les officiers supérieurs choisirent l’un de leur général, Hans von Hochburg, qui s’était particulièrement montré brillant lors de la guerre, pour assumer la tête de la nation. Les pleins pouvoirs lui furent conférés et il s’attela avec ferveur à son rôle.

L’une des premières mesures de Hans 1er fut d’envoyer des troupes sur les îles du sud pour les ramener dans le giron d’Aadlreon. Mais comme les troupes royales avaient été particulièrement mises à mal pendant la guerre, elles furent repoussées par la population insulaire. Les troupes continentales revinrent au pays la queue entre les jambes, et le roi fut contraint de cesser là toute action guerrière pour le moment.

Hans 1er était ferme mais juste. Il permit rapidement à Aadleron de se remettre sur pied. Les bâtiments détruits furent reconstruits et les blessés furent soignés. De grands chantiers mirent à contribution la force des warmecs pour bâtir ponts et routes en un temps record.

Les prêtres qui avaient changés de camp pendant la guerre mirent leur foi à contribution pour entretenir les machines, qu’ils considéraient véritablement comme des incarnations divines. Comme Hans 1er était ingénieur aux côtés d’Aadler et de Sicherhand avant sa carrière militaire, il épousa cette nouvelle croyance et en fit la religion officielle du pays. Le Culte de la Machine, dans laquelle chaque être aussi insignifiant qu’il soit en est un rouage, se rependit sans difficulté dans le royaume, mais sans dominer la vie des gens comme le faisait le Pentagode.

Les warmecs avaient une grande importance dans le royaume ; force ouvrière et militaire, représentation divine et serviteurs dociles. Les prêtres estimèrent que les avatars de la Machine ne devaient pas être utilisés à tors et à travers, et donc imposèrent des limitations sur leur production. En effet, trop de warmecs impliqueraient une augmentation radicale de l’utilisation du thaumate de natrium, ce qui épuiserait les faibles revenus du royaume autant que l’énergie des prêtres. La plupart des warmecs de combat furent donc mis en sommeil et stockés dans les temples du culte comme des reliques sacrées. On ne construit alors que des mecs de chantier (farmecs) et autres petits mecs pour les tâches domestiques (domecs) des aristocrates du Royaume.

Le royaume d’Aadleron avait du mal à subvenir à ses besoins par lui-même. Le savoir-faire des prothèses assistées faisait rentrer des dividendes importants mais malheureusement coûtait également très cher à mettre en œuvre. Heureusement, les artisans d’Aadleron étaient très doués et firent commerce de nombreux objets assistés thaumiquement qui firent la joie des nobles étrangers. Ce genre de produits étaient là aussi très chers à produire et n’intéressaient que les clients fortunés, ce qui fait que la majorité des habitants d’Aadleron ne vivaient pas aussi bien qu’ils auraient pu l’espérer. Les efforts financiers fournis pour l’armée, principalement pour se protéger de la menace de Reinheim et pour tester les défenses d’Aven, n’arrangèrent pas non plus les caisses du royaume.

En 1584 sous le règne de Peter 2ème, arrière petit-fils de Hans 1er, eut lieu une première révolte des ouvriers et paysans. Le jeune roi, alors âgé de seulement 16 ans, décide d’envoyer l’armée mater la plèbe, sans pour autant user des warmecs. Les agitateurs furent massacrés et la révolte prit fin. Néanmoins la colère grondait au sein du royaume. Deux ans plus tard, lors de la cérémonie d’accession à la majorité du souverain, des terroristes dissimulés dans l’assistance tuèrent le roi en le criblant de carreaux d’arbalète, et furent immédiatement arrêtés par les gardes prétoriens. Mais la foule à l’extérieur du palais, galvanisée par des complices de l’attentat, pénétra à son tour dans l’enceinte et s’en suivit une bataille sauvage à coups d’armes improvisées.

Les fortes pertes des deux côtés menèrent les deux camps à se mettre d’accord. Les bourgeois et les aristocrates tenaient à garder les rennes, mais les artisans voulaient plus de pouvoir quant aux décisions commerciales. Ainsi Un nouveau roi fut nommé parmi les cousins du défunt souverain, et un système de guildes fut mis en place afin que chaque corps de métier soit représenté officiellement à la nouvelle chambre du commerce. On ouvrit plus les frontières aux trafics vers l’extérieur, grâce surtout au nouveau pays commerçant de la Chaîne des Cités Franches qui s’occupa de faire l’intermédiaire avec le Saint Royaume de Reinheim.

Grâce à la mise en place des guildes, l’économie du royaume se porta nettement mieux. Certains trouvèrent à redire des lourdeurs administratives liées au système, mais comme le pays prospérait les mauvaises langues se turent.

La découverte de la vapeur en 1615 de la force de la vapeur inquiéta les ingénieurs aadleronnais, qui y voyaient une énergie compétitive à celle du thauma utilisée jusqu’alors et qu’eux seuls maîtrisaient complètement. Des espions furent envoyés en Aven afin de ralentir les recherches en la matière et saboter les travaux. Les nombreux accidents qui en découlèrent réussirent à freiner les scientifiques avenéens dans leur soif de découverte, mais cependant les efforts des saboteurs n’empêchèrent pas la science de progresser. Personne ne sut jamais qu’Aadleron fut impliqué dans cette série sanglante d’incidents d’ailleurs.

En 1654, le techno-prêtre Dieter Weisheit fit une découverte saisissante. Alors qu’il travaillait très tard sur un nouveau modèle de prothèse mécaniquement assistée, il mélangea certaines pièces de commande avec celles d’un ancien projet de domec. Il en résultat que la prothèse en question pouvait être utilisée indépendamment des membres intacts du prêtre, après un certain temps d’entraînement et de concentration. La technique ne différait pas beaucoup du contrôle des prothèses classiques, mais celle-ci n'était pas reliée à un moignon de membre contenant encore des terminaisons nerveuses, mais était bien 100% indépendante. Seul un prêtre pouvait la contrôler par contre, l'effort de concentration étant trop important pour un non-thaumaturge.

Suite à une grande famine qui ravagea le pays en hiver 1683, le roi Fritz 9e décida de réactiver les warmecs et de partir en campagne contre leur voisin du Saint royaum de Reinheim, histoire de relancer l'industrie et d'amasser quelque butin de guerre. La campagne fut très efficace au début, les attaques surprises sur plusieurs fronts prirent au dépourvu la Main du Pentagode. Le conflit dura cinq années, pendant lesquels les deux royaumes se déchirèrent sauvagement pour quelques kilomètres de terrain. La guerre se termina aussi brutalement qu'elle avait commencé, et Aadlreon pu étendre sensiblement ses frontières sur celles de son voisin, gagnant ainsi quelques terres fertiles.

Les ingénieurs d'Aven mettent au point le premier moteur à vapeur en 1705. Dix ans plus tard, les artisans aadleronnais parviennent à intégrer la puissance de la vapeur à leurs warmecs et aux prothèses assistées, leur conférant ainsi un surcroît de puissance non négligeable. Le roi Fritz 10e décide de profiter de la situation pour relancer la guerre contre Reinheim, et cette fois le conflit fut bien plus bref et plus efficace. En fait, l'armée d'Aadleron ne fut stoppée que par certaines frontières naturelles, comme des chaînes de montagnes et des grands fleuves, sinon peut-être aurait-elle totalement envahit le Saint Royaume. Reinheim se rendit à l'envahisseur et lui laissa une grande portion de terres, dont un accès aux Grands Lacs Salés du Nord, lui permettant ainsi de récolter du thaumate de natrium pour son propre compte.

Grâce à cette conquête, Aadleron n'eut plus besoin d'empiéter sur ses voisins pour subvenir à ses propres besoins. Le commerce allait bon train grâce aux marchands de la Chaîne, et malgré la concurrence nouvelle d'Aven en matière de machines et de technologie, le royaume d'Aadleron continua de prospérer. Néanmoins, il suffirait qu'un nouveau despote arrive sur le trône pour que la grande armée mécanisée se remette en marche, et nul n'aimera alors être sur son chemin.

Actualité

Le peuple d'Aadleron est rude et orgueilleux. Ses habitants aiment la bonne chair et les récits héroïques des batailles passées. Ils sont enclin à s'énerver facilement et sont très fiers de leur pays, le considérant comme le meilleur de tous. La mode est aux manteaux frangés de boutons ou de brandebourgs et chapeaux ou tricornes pour les hommes, aux grandes robes à ballerines pour les dames. Les artisans préfèrent quant à eux arborer leurs habits de travail en toute circonstance afin de mettre leur appartenance à leur guilde ; tabliers, masques de cuir et sacoches à outils sont monnaies courantes. Les techno-prêtres du Culte de la Machine sont vêtus de robes austères taillées dans un tissu bleu solide, capable de résister aux conditions d'un atelier.

Le roi actuel est Hans 12e, descendant en ligne direct de Fritz 10e. C'est un digne représentant de son peuple, fier et orgueilleux, soucieux de redonner à son pays une image de conquérant. Il est également évêque du Culte de la Machine, c'est un techno-prêtre doué dans tous les domaines. Il est actuellement âgé de 67 ans et a toujours toute sa tête, c'est un record parmi les souverains du royaume. Il ne fait d'ailleurs pas son âge et continue de courir les femmes de la court, la rumeur prétend qu'il aurait trouvé un moyen de prolonger sa vie grâces aux machines.